Douceur

Douceur
ou la passion selon Yahvé .

SOS – 1978.
95 pages.
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Format 21×13
ISBN : 2-7185-0839-6.

 

 » En 1979, pour ma toute jeune compagnie je mettais en scène à Paris une œuvre que j’estimais fondamentale pour tous ceux qui menaient leur combat contre un antisémitisme pernicieux. Il s’agissait de Douceur ou La Passion selon Yahvé du philosophe chrétien Pierre Boudot, […] il souhaitait avec cette pièce mettre en lumière les origines moyenâgeuses de notre antisémitisme chrétien. »(Jean-Pierre André)

Diffusion, Représentations :

• Carte Blanche de Lili Siou sur France-Culture, 1967, avec Catherine Sellers, Jean Topart, Maria Mériko …

• Création à Paris en mars 1980 par le Théâtre du Triangle dirigé par Jean-Pierre André, à la Chapelle Saint Roch.

• Représentation au Comoscium-Théâtre à Arlon (Luxembourg) en 1985.

Préface :

« […] Ce poème métaphysique où il ne se passe presque rien est bien un drame, un drame dont la tension épique ne se relâche jamais ; le lecteur haletant ne peut se détacher de cette tragédie immobile dont le dénouement est inévitable. La pièce de Boudot, malgré la perfection de sa forme et la construction très écrite de son dialogue, est faite pour être jouée, et vécue simultanément par le spectateur et par les acteurs […]. » (Vladimir Jankélévitch)

Critique :

La pièce à l’époque fut saluée de toutes parts, Robert Kanters, le grand critique de l’Express, ne titra-t-il pas son article : « un spectacle qui fait honneur au théâtre » et Jean-Pierre Bloch, quant à lui, la considérait comme « de grande importance et vigoureusement anti-raciste ».

Extrait :

« L’époque est mauvaise, qui permet aux fils de juger leurs aïeux. Il est loin le temps où, posant simplement la main sur l’épaule de son enfant, le père sentait je ne sais quelle sécurité inonder sa poitrine. Une sorte de joie qui passait dans ses yeux, une victoire sur l’inconnu du lendemain, une façon de posséder soudain la terre, de toucher du doigt l’horizon, de l’abaisser comme on fait d’un taillis derrière lequel s’embûche le cerf de meute, de voir plus loin, toujours plus loin, simplement parce qu’on tient un petit corps qui se dérobe et pour qui l’on forme un monde.«