La jouissance de Dieu ou le roman courtois de Thérèse d’Avila

La jouissance de Dieu ou le roman courtois de Thérèse d’Avila
l’éditeur ayant fait faillite, commander le livre à l’association.
292 pages.
Format 21×13.
ISBN 2-7534-0032-6
Dewey 844

Pierre Boudot a suivi Thérèse d’Avila,“corsaire de l’invisible”, dans son cheminement spirituel vers ses noces avec Jésus. Pour lui, lorsqu’elle évoque les “plaisirs ni tout à fait sensuels, ni tout à fait spirituels” de la “jouissance de Dieu”, elle n’emploie pas le langage érotique; ce sont plutôt les amoureux qui emploient le langage mystique: le plaisir est un ravissement, il est le lieu d’un silence qu’on appelle extase.

La Thérèse d’Avila de Pierre Boudot est ce qu’elle était en réalité, une femme saine de corps et d’esprit gérant ses carmels avec la rigueur d’un comptable et le génie d’un grand homme d’Etat, une amante ardente qui choisit une cellule pour, d’oraisons en oraisons, amener à la lumière les âmes qui lui sont confiées.

Dans la seconde partie du livre, Pierre Boudot commente audacieusement Le Château intérieur, accompagnant la carmélite, de demeure en demeure, vers le temple de Dieu où “lui seul et l’âme jouissent l’un de l’autre dans un immense silence”.

Critique : [...] Le livre de Pierre Boudot est fascinant. D’une violence à faire trembler la place Saint Pierre. D’une vérité à faire crier tous les carmels. D’une beauté à troubler les plus invétérés des athées. Et d’une audace qui n’hésite pas à mêler à l’affaire Nietzsche et Michaux, Rilke et Saint-John Perse. En dessinant l’itinéraire de Thérèse, c’est le cheminement de la foi et l’attitude de l’homme devant Dieu qu’il redéfinit [...]

Jérôme Garcin, Les Nouvelles Littéraires, 1979.

 Citation : Quand il s’agit de Dieu, obéir n’est pas se soumettre, encore moins se démettre. Quand on observe d’un cheval généreux, harmonieux, qu’il est “mis”, on ne sait trop ce qui revient au cavalier, ce qui est du cheval. Dans l’accord de leurs deux équilibres, des deux centres de gravité, la beauté s’est formée et le couple — ce couple-là et pas un autre — métamorphose en art les réflexes des corps et les techniques équestres.

Ainsi de Dieu !

Il suffit de le galoper. (p. 162)