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Présence de Pierre Boudot
LETTRE DE L’A.P.B. Novembre 2007
Vendredi 30
novembre 2007 à 10 h
Assemblée générale à Merzé
Dimanche 20 janvier 2008 à 17 h
À
11, rue Yvonne Le
Tac, 75018 Paris, métro Abbesses
Michèle Venard lira des extraits
de l'œuvre philosophique et littéraire de Pierre Boudot
Metteur en scène, artiste dramatique, auteur de deux livre
d'histoire du théâtre, Michèle Venard, par la lecture
expressive, mène le projet lectures " à voix haute et nue"©
d'auteurs très, peu ou mal entendus. La presse s'est faite l'écho des séances
de son Atelier Permanent de Lectures et d'écoute,
notamment, Armelle Héliot qui, par exemple, dans le
Figaro écrit :
…."un moment de grande émotion, car une belle
lecture c'est aussi bien qu'un spectacle et cette femme de théâtre, metteur en
scène et comédienne, le sait"
Venez en
amenant des amis. Nous passerons ensemble une heure dense et sensible autour de
Pierre Boudot.
(En
annonçant dès maintenant votre présence vous faciliteriez l'organisation du
buffet convivial offert après la lecture)
Cette lecture par Michèle Venard
inaugurera le cycle des manifestations que nous comptons organiser en 2008, à
Paris et à Cluny, pour le vingtième anniversaire de la mort de Pierre Boudot.
Viendra ensuite une Lecture-mise
en espace de la pièce :
Douceur ou
(mise en
scène de Jean-Pierre André ; date et lieu à préciser )
« Quelle belle idée, cette interprétation
à mi-chemin entre lecture et représentation, cette mise en scène sobre
donnant aux mots leur musique, à la phrase son rythme, à l'idée sa force » écrivit Noël Copin après la
lecture-mise en espace faite en 2004.
La pièce a été représentée à Paris, Chapelle de l’église Saint Roch, en mars 1980, par la compagnie de Jean-Pierre André ; mais dès 1977 Maurice Druon écrivait :
Ah ! cher Pierre Boudot, quel magnifique texte vous m’avez donné
à lire ! …l’écriture – c’est à dire la pensée tout ensemble et son
expression – est splendide. Et profonde. Et exaltante. La foi, la philosophie,
l’Histoire sous-tendent constamment votre dialogue, sans verser, et cela est
fort remarquable, ni dans la reconstitution folklorique, ni dans la dialectique
universitaire, ni dans la controverse dogmatique…. Tous vos personnages sont porteurs
de lumière, d’une lumière …
L’année 2008 verra aussi, nous l’espérons, la réédition des livres de Pierre Boudot sur l’Algérie. Le roman Le Cochon sauvage est épuisé depuis longtemps, en voici le cadre :
Algérie, 1960, un petit village sans nom, un village meurtri, de nulle part et de partout. La guerre qui s’étend des montagnes jusqu’à la mer n’altère en rien la beauté du ciel et de la terre, la lumière sur le jardin des morts, le silence d’une population fière et misérable. Un jeune sergent, le narrateur, parcourt inlassablement à pied et à cheval le pays auquel il s’est rapidement attaché. Au cours de ses promenades dans une nature qui l’exalte et le fascine, il se livre à une méditation angoissée sur son destin et se pose indéfiniment des questions sur le bien et le mal, l’avilissement et la corruption des hommes, l’absurdité de la guerre.
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Ce que nous avons fait cette
année :
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Nous avons présenté, le 7 décembre 2006 à Cluny et le 25 juin 2007 à
Merzé,
les films :
DE NIETZSCHE A THERESE D’AVILA en passant par CLUNY
Il s’agit des entretiens télévisés
en novembre 1983 pour l’émissions « Rencontres » de Radio-Canada, où Marcel Brisebois interrogeait Pierre Boudot.
« l’extraordinaire qualité de cette parole de Pierre Boudot est d’être, par delà
l’absence, là, si pleinement présente, vivante, oui vivante parce
que enrichissante, vivifiante, en un mot : animée …
... Marcel
Brisebois interroge Pierre Boudot sur Heidegger et
donc sur la mort. Alors que le penseur pourrait opter pour un discours
abstrait, c’est là précisément qu’il parle de son vécu avec les mots justes qui
indiquent sa douleur et son abattement devant la mort d’un être aimé …
Et par un
glissement qui relève de la trame secrète de sa métaphysique, nous passons de
la mort à l’éternité, de personnalités fortes, hors pair telles que celles de
Nietzsche et de Thérèse d’Avila à l’immense cortège des êtres humains qui
forment – pierres vivantes – l’abbaye de Cluny en marche, nous passons du thème
de la peur à celui du courage …
… s’il
parle tant de la mort c’est qu’il a un Désir de Vie qui l’anime, le submerge,
le violente – chez ce penseur la vie est violence car la violence nie la mort
et donc l’oubli … La vie est violence, la vie est amour … » (Béatrice Wahl ,
bulletin n o 3 de notre Association)
·
Ces thèmes se retrouvent dans le livre
autobiographique de Pierre Boudot, Les Vents souffleront sans me causer de
peur. Le 25 juin à Merzé, à partir de son choix d’extraits de ce livre et
grâce à une très belle mise en scène, l'interprète Claude Besson a su nous
faire partager un moment de grande émotion :
«Les plus grands artistes arrivent à faire de leur
corps une métaphore du mot.»
(Pierre
Boudot, Les Vents souffleront sans me causer de peur p.139)
·
Le 31août l'Association Pierre Boudot a accueilli à
Merzé l’Association Démocratie et Spiritualité. Aux 45 personnes venues de tous
les horizons à Cluny pour leur université d’été, Bernard Ginisty
qui est un des fondateurs de cette Association a voulu faire connaître
l'abbaye, et pour cela le livre de Pierre Boudot, Au commencement était le
Verbe : méditation sur les heurs et malheurs de l'abbaye de Cluny, croisés
avec ceux du couple mythique d'Héloïse et Abélard. Les extraits choisis leur
ont aussi permis de découvrir et d’apprécier la pensée et le style de Pierre
Boudot. Par ailleurs, ses réflexions ont permis d’ouvrir un débat sur le
rapport entre l’esprit et les institutions.