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Présence de Pierre Boudot

LETTRE DE L’A.P.B. Novembre 2006

 

Annonces

Retenez, s’il vous plaît, ces deux dates :

Jeudi 7 décembre 2006 à 19 h 30

à la Maison de l’Europe 10, Rue St Odile à Cluny

 

Projection du film : Rencontre avec Pierre Boudot

DE NIETZSCHE A THERESE D’AVILA

   En novembre 1983, Marcel Brisebois de Radio-Canada avait interrogé Pierre Boudot au cours d’une émission télévisée « Rencontres ». Il en est résulté un entretien d’une grande richesse où Pierre Boudot, évoquant Cluny, partant d’une réflexion sur Nietzsche, en vient à parler de l’éducation, de la foi, de l’amour et de la tendresse. Un bel entretien qui nous conduit à nous interroger sur ce que nous faisons de notre vie et qui demeure par les thèmes fondamentaux qu’il aborde d’une grande actualité.

La réunion se continuera autour  d’un verre de l’amitié. Participation aux frais : 5 e.

 

Dans cet itinéraire notons le thème de la contradiction. Il y a celles que Pierre Boudot énonce lui-même : « j’ai toujours tout voulu …et je me suis trouvé du coup face à des contradictions majeures. »

Mais il y aussi celles qui apparaissent dans son discours et pour lesquelles on aimerait des éclaircissements.  Parlant de Nietzsche et de la mort de Dieu, il explique que cette mort est celle de notre propre langage, qui  parce qu’il n’est plus que la représentation de nos petits désirs, de nos petits instincts, de nos passions, n’est plus capable de penser Dieu qui est Vie. Or, plus loin, il déclare :

«… par la foi religieuse, je crois en Dieu ». Est-ce à dire qu’il fait du rituel religieux, forme de représentation, un rôle d’intermédiaire et non pas d’écran entre l’homme et Dieu ?

Pierre Boudot avait conscience que ces contradictions, non dans sa pensée mais dans la vie de tout homme face aux mystères de sa condition, sont ce pourquoi la peur l’habite, peur qu’il ne parvient à  dominer que par et dans l’écriture :

« je n’exorcise jamais les peurs par l’écriture, mais quand j’écris un livre, je n’ai plus peur. Je surmonte cela parce que, d’une certaine manière, je suis plus un homme de tendresse que d’amour.

La tendresse…c’est ce sur quoi débouchent l’amour et l’amitié quand on a fait le tour de tous les risques que l’on peut prendre ensemble. »

Sans doute, Pierre Boudot est-il plus bergsonien que cartésien, lui dont l’itinéraire fut à maintes reprises confronté à l’angoisse, émotion-sentiment qui était le résultat de ses intuitions, comme celle dont il parle ici : « …intuition de l’amour…,intuition de la difficulté d’être,… intuition de la difficulté de n’être que celui qu’on est ».

Son angoisse était celle d’un homme qui entend donner un sens à sa vie, qui a l’ambition d’atteindre la gloire qui n’est pas la notoriété mais qui est « d’avoir deviné dans son époque ce qu’il y a de tragique et d’en faire de la tendresse. »

Combien ces propos demeurent actuels : angoisse de notre avenir face à un monde qui change vite mais aussi confiance en l’avenir grâce à la solidarité,  nom voisin de la tendresse, dont il nous arrive de vérifier l’existence au hasard par exemple d’un sourire échangé avec une personne inconnue.

Gilbert Pilleul

 

Dimanche 17 décembre 2006 à 17 h 30

Assemblée Générale à Merzé

L’Assemblée sera suivie de la projection du deuxième entretien télévisé :

 

THERESE D’AVILA et l’amour de dieu

 

 

Réalisations

 

Rééditions : Le livre de Pierre Boudot, La Jouissance de Dieu ou le roman courtois de Thérèse d’Avila, a été réédité par les éditions A Contrario en juin 2005.

Le livre Au commencement était le verbe épuisé, vient d’être réédité chez Grasset.

 

Cet ouvrage est une méditation particulièrement éclairante sur les grandeurs et les

misères de l’Abbaye de Cluny. Dans 4 ans, nous célébrerons le 11ème centenaire de sa fondation qui inaugure une des plus extraordinaires aventures de la culture et de la spiritualité.

Comment comprendre que ce qui fut la plus grande église de la chrétienté, jusqu’à la construction de la basilique de St Pierre de Rome, fut détruite, non par la rage révolutionnaire, mais par des marchands de biens qui ne virent, dans ce monument capital dans l’histoire de l’Europe, qu’une carrière de pierres pour la plus grande gloire de leur compte d’exploitation ?

Pour Pierre Boudot, cette disparition d’un des plus beaux monuments de l’architecture européenne, loin de nous enfermer dans la tristesse et la nostalgie, est un appel à la renaissance d’un dynamisme créateur qui s’était peu à peu étiolé.

  Citons ici les dernières lignes de l’ouvrage : « Ainsi le mystère de Cluny aujourd’hui, c’est celui de la résurrection. Les touristes qui passent ne se doutent pas toujours que l’absence de l’abbaye est aussi l’espoir du futur. Beaucoup quittent la bourgade comme s’ils avaient visité Waterloo.

 Et pourtant, à la porte du Tombeau vide, des femmes en deuil virent sourire l’Esprit Saint quand la nuit de lumière éclaira la mort de la mort ».

 D’après l’édito de Bernard Ginisty pour RCF Mâcon (12 et 13 novembre 2006).  

 

Manifestations publiques :

* Le 17 mai 2005, au théâtre de Cluny :

Spectacle Que faire ? avec 4 danseurs, 1 comédien, 1 musicien, montrant l’errance d’une âme dans sa nuit intérieure.

* Le13 juillet 2005 :

Des jeunes de par l'Université européenne d'été sont venus à Merzé à la découverte de l'écrivain Pierre Boudot.

* Le 2 décembre 2005, à la Maison de l’Europe de Cluny :

Présentation par Alice Mendelson du livre La Jouissance de Dieu ou le roman courtois de Thérèse d’Avila et lectures d’extraits ponctuées par des morceaux de flûte grâce à Stéphanie Rogelet. La conférencière a su nous faire découvrir et la grande Thérèse et la façon dont Pierre Boudot approche son œuvre.

* Le 9 février 2006, à la Maison de l’Europe de Cluny, notre association a inauguré la série des « Cafés conviviaux » : Alice Mendelson a présenté et lu des textes de Nathalie Sarraute, Georges Navel et Pierre Boudot sur l’enfance

Les échanges très vivants se sont poursuivis autour d’un verre.



Un Projet

 

Tourner un film près de Cluny à partir du roman La Matasse paraît aujourd’hui possible grâce au soutien du Conseil régional de Bourgogne, dont le département audiovisuel dispose d’un budget important.

Zaïa Lebtahi, qui vient d’en écrire un synopsis, suivait les cours de Pierre Boudot à la Sorbonne en 1987-1988, et il l’a encouragée à suivre sa vocation. Avec des amateurs elle a mis en scène et joué Le jardin d’Hercula, pièce en un acte de Pierre Boudot, en 1991 au château de Cormatin puis à la Maison de la Culture de Melun.

En 1992 notre association l’a invitée à faire une lecture d’extraits de romans, elle avait choisi plusieurs passages de La Matasse.

Elle a joué au Festival Off d’Avignon Madame Marguerite, pièce tragi-comique écrite par Roberto Athayde.

Elle s’est tournée vers le cinéma et a réalisé des documentaires.

En octobre dernier, elle a assisté aux rencontres cinématographiques de Dijon pour faire avancer notre projet. Elle y a rencontré Edith Farine, directrice de la culture, chargée de la mission cinéma au Conseil Régional de Bourgogne, et lui a  remis une copie du synopsis. Edith Farine a été très à l'écoute et intéressée par notre projet. Nous espérons obtenir en 2007 une aide à l'écriture pour le scénario.

Ces journées furent aussi l’occasion pour Zaïa Lebtahi de nouer des contacts avec des réalisateurs et des producteurs de films. Nous sommes donc plein d'espoir quant à l'aboutissement de ce travail et nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite du déroulement de ce projet.

 

Questions pratiques

Rapport financier :

année civile 2005 :

Dépenses : 603 e, en dépenses de fonctionnement, achats de livres, adhésion à l’association Cluny, Chemins d’Europe et remboursement des frais de notre conférencière et de la musicienne.

Montant des recettes : 114 e, en cotisations, vente de livres, coupons et subvention de 38 e  de la mairie de Cortambert.

Les disponibilités au 1er janvier 2006 sont de 296 e : 1902 sur le compte courant et 1061 dans le portefeuille.

Du 01/01/2006 au 31/10/2006 2006 :

Dépenses : 2418 e, de fonctionnement, achats de livres, remboursements de frais et  participation aux frais d’un synopsis.

Recettes : 698e,  cotisations, vente de livres, coupons et subvention de la mairie de Cortambert.

 

 

Assemblée Générale

Ordre du jour : rapport d’activité, rapport financier, projets et questions diverses.

Si vous ne pouvez pas venir, ayez l’amitié de nous envoyer un pouvoir

Pour participer à cette assemblée il faut avoir réglé la cotisation (25 e). Dernière cotisation reçue :

 

Pouvoir

Je soussigné(e) ………………………………, membre de l’A.P.B.,

donne pouvoir à …………………………………,

pour me représenter à l’Assemblée Générale qui se tiendra à Merzé le 17/12/2006.

A.P.Boudot, Merzé, 71250, Cortambert.

tel : 03 85 59 05 03,  courriel : assboudot@wanadoo.fr, site : www.pierre-boudot.com.